samedi 25 avril 2015

DOCU 2010 : "L'ESPRIT DES PLANTES"/"IN THE MIND OF PLANTS", DE JACQUES MITSCH, FRANCE.

LE DOCUMENTAIRE :


In English, "In the Mind of Plants" : 

K PRODUCTION / GEDEON PROGRAMMES / ARTE FRANCE
Un film de Jacques Mitsch - 52'

Conseiller scientifique : Benoit Grison.

Commentaire écrit par Pascal Dessaint.


Synopsis (et intro du docu) :

Et si les plantes cachaient bien leur jeu. Et si les apparences étaient trompeuses. Selon les classifications naturalistes, il existe un véritable abîme entre le monde animal et le monde végétal. Et pourtant, aujourd'hui, sur les traces de Charles Darwin, des biologistes réputés sont en train de montrer que l'intelligence des plantes est peut-être une réalité. Les plantes éprouveraient des sensations. Elles auraient même de la mémoire. Elles se servent des animaux pour accomplir leur sexualité et même de nous, peut-être, pour voyager. Les plantes appartiennent à un monde complexe et très étrange.

Le documentaire met en valeur un champ scientifique encore non-reconnu : LA NEUROLOGIE VÉGÉTALE. Pourtant, chaque année, des scientifiques du monde entier se réunissent pour partager l'avancée de leurs recherches, dans la lignée de Charles Darwin qui pensait que le cerveau d'une plante était dans ses racines.
Le documentaire illustre leurs expériences, principalement en Allemagne et au Japon visant à prouver l'intelligence des plantes : leur capacité à ressentir, à mémoriser des choses et à réagir en conséquence, notamment en bougeant.

I) Préjugé numéro 1 : l'animal domine le végétal. Non : le végétal domine l'animal.

1) Les plantes tuent les animaux pour se défendre.
Exemple : les acacias en Afrique du Sud empoisonnent les antilopes Kaudou parce qu'elles les menacent.
Toute l'histoire de la véritable enquête policière et scientifique à ce sujet : qui a empoisonné les antilopes Kaudou ? Qui sont les meurtriers ? Réponse : les acacias. Mobile : survivre. Arme du crime : gaz chimique.
Scientifique : Wouter Van Hoven, biologiste sud-africain.

Incise : Les arbres communiquent entre eux.
Exemple : les mêmes acacias d'Afrique du Sud émettent des gaz pour prévenir les autres acacias qui ne sont pas encore menacés qui à leur tour vont émettre des gaz toxiques plus élevés.

2) Les plantes mangent les animaux.
b) Exemple : les plantes carnivores mangent les limaces et non l'inverse.
Spécialiste de référence des plantes carnivores : Jean-Jacques Labat, horticulteur biologiste français. Au cœur de la Gascogne dans le Gers, collection unique en Europe. 
650 espèces de plantes carnivores existent aux quatre coins du monde. Seuls les pôles n'en possèdent pas.
Selon lui, une des plantes carnivores les plus fascinantes est LA DARLINGTONIA OU "PLANTE-COBRA".
C'est une plante carnivore très vicieuse puisqu'elle imite les carreaux de fenêtre contre lesquels va taper vainement l'insecte prisonnier alors qu'il aurait pu se libérer par le bas.
http://www.infoscarnivores.com/darlingtonia.php

3) Les plantes se servent de nous pour voyager
Si elles sont aussi belles, c'est pour attirer notre attention. Résultat : on les prend dans nos bagages et elles sont plantées partout dans le monde. Elles se servent de nous.

Transition : Autrefois, on pensait que plus une espèce avait de gènes, plus elle était intelligente.
Maintenant qu'on sait que le riz a deux fois plus de gènes (50.000 gènes selon le botaniste Francis Hallé mais 37.544 à l'heure des recherches actuelles) que nous (26.000 gènes, ADN séquencé par les Américains), on a changé d'avis.
Or certains scientifiques comme Axel Khan pensent que nous ne devrions pas changer d'avis : les plantes sont plus intelligentes que nous.
Scientifique : Francis Hallé, botaniste français, spécialiste de l'architecture des arbres et des forêts humides tropicales. Explorateur des canopées (cime des arbres), ici Madagascar. Parle mais ne mène aucune expérience dans le documentaire.
Le riz a plus de gènes que l'être humain :


II- Les plantes sont intelligentes.
La plante bouge, ressent des sensations et serait dotée d'une conscience.
Expérience : expérience sur la sensitive par le biophysicien et botaniste indien Sir Jagadish Chandra dans les années 20 et les scientifiques soviétiques dans les années 70.
Réaction aux ondes électromagnétiques. Ce sujet n'est pas assez approfondi, c'était juste une intro.

1) La plante a des sensations.
Exemple : la plante qui danse. LE DESMODIUM GYRANS ou la "plante télégraphe".
Pour l'acheter :

2) Les plantes dorment comme les animaux, comme l'homme.
Exemple : des légumineuses, les acacias (mimosas, sensitives qui s'ouvrent et se ferment).
Scientifique de référence : Minoru Ueda, biochimiste japonais, Université de Tohoku.
Il ne pense pas que les plantes puissent différencier des séquences musicales même si elles réagissent au bruit.
Spécificité culturelle du Japon : sentiment humain d'appartenance à la nature donc encourage les recherches sur la science fondamentale pour le futur.
Expérience au Japon ==> Sur les acacias (les sensitives, légumineuses). Les plantes dorment. C'est une molécule chimique qui déclenche leur endormissement. La "Périodate ?"....de potassium (je n'ai pas retrouvé le nom sur internet).
Scientifique : Masahiro Okada, botaniste japonais.
Stade des recherches : si elles ne dorment pas, elle jaunissent et meurent mais les scientifiques japonais ne font pas pour autant de fausse conclusion sur la fonction de l'endormissement chez les plantes. Ils font l'hypothèse d'un rôle régulateur d'hygrométrie.

3) Les plantes ont de la mémoire.
Scientifique intervenant : Francis Hallé.
Exemple : le desmodium gyrans ne danse pas si elle n'est pas habituée en revanche si on l'entraîne chaque jour, elle le fait et va le rester par la suite.
Scientifique intervenant : Michel Thellier, Biologiste, Académie des Sciences à Paris, fait le distinguo entre la mémoire humaine et la mémoire végétale au même titre que la mémoire informatique : il ne s'agit pas de la même mémoire. 
Expérience en Allemagne  : Une plante de pois (légumineuse aussi) retient où se trouvait le soleil il y a quatre jours et se met en position mais chaque plante a sa propre mémoire et réagit différemment.
Scientifique de référence : Dieter Volkmann, biologiste allemand, héritier de Charles Darwin, Université de Bonn.
Sur les statolithes (qui donnent la faculté aux plantes de percevoir la gravité) :

4) Les plantes bougent comme des animaux et pensent.
Thèse de la "racine-cerveau" de Charles Darwin qui avait travaillé sur les plantes grimpantes dans le Kent en Angleterre, la "root-brain theory".
En gros : les plantes ont un cerveau et ce sont leurs racines. Leur tête serait dans la terre et leurs organes sexuels sont à l'air libre. Elles sont à l'envers de nous.
Expérience actuelle en Allemagne : sur la racine de maïs. 
Si on lui coupe sa pointe, elle pousse tout droit, aveuglément, sans ramper.
Sinon, elle avance en RAMPANT comme un ver de terre, vers la source de lumière.
Phénomène très lent (visionnage accéléré).
Scientifique de référence : Frantisek Baluska, biologiste au laboratoire de Bonn.
Dans les années 90, les chercheurs de l'Université de Bonn ont trouvé ==> zone particulière de la racine : "la zone de transition" dans laquelle se trouvent des cellulles qui ont des molécules : l'actine et la myosine ==> les mêmes molécules qui permettent l'activité motrice au sein des cellules musculaires des animaux (nous) ==> les cellules de la zone de transition d'une racine fonctionnent comme des synapses chez les animaux dont les humains.
==> La neurobiologie végétale. 
Les chercheurs du XXIème siècle ne croient pas que les plantes possèdent un cerveau contrairement à Charles Darwin mais pensent qu'elles ont autre chose de similaire voire plus développé que nous.

Traité de Charles Darwin : Le mouvement et les habitudes des plantes grimpantes, 1845.

CONCLUSION : 

L'idée d'une intelligence végétale a le mérite de nous ouvrir l'esprit, de nous faire voir les végétaux autrement. En tout cas, c'est une idée cohérente avec la théorie de l'évolution, notamment celle de la sélection naturelle de Charles Darwin puisque les plantes survivraient par leur intelligence...

Remarque : Les scientifiques français interviennent dans ce documentaire pour commenter uniquement mais ne mènent aucune expérience à proprement parler qui illustre la thèse principale du documentaire ("les plantes sont intelligentes").

LA THÉORIE DE L'ÉVOLUTION :



1) http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/dico/d/paleontologie-theorie-evolution-14084/
  • l’évolutionnisme de Charles Darwin, qui avance que l’évolution se fait par sélection naturelle. En d’autres termes, ce sont les organismes les mieux adaptés à leur environnement, grâce à de nouvelles mutations, qui survivent et transmettent leurs gènes 
2) http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/03/19/8-questions-pour-en-finir-avec-les-cliches-sur-la-theorie-de-levolution/

3) http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/faut-il-repenser-la-theorie-de-l-160809

4) http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/articles/chap1/leguyader.html

5) http://www.lefigaro.fr/sciences/2014/11/03/01008-20141103ARTFIG00295-theorie-de-l-evolution-la-preuve-par-les-lezards.php

6) Cours sur l'évolution de la théorie par un professeur de Philosophie, Jean Gayon.
https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_theorie_de_l_evolution.895
6ème et dernière édition de L'origine des espèces de Darwin en 1872.
On retiendra que les biologistes actuels sont passés à autre chose depuis longtemps mais que tout le monde (la masse) continue de s'y référer depuis plus d'un siècle. Personne ne l'a lu mais tout le monde s'y réfère  : c'est un fait.
Le Darwinisme comme le Marxisme ont été mille fois détournés de leurs intentions intellectuelles premières.

L'enjeu de la théorie de la sélection naturelle est LE POUVOIR, "power" dans la langue de Darwin, que l'on peut rendre aussi par PUISSANCE. La sélection naturelle aurait un pouvoir prédominant (paramount) sur d'autres phénomènes :

==> La modification morphologique adaptative.
==> La distribution géographique des espèces.
==> La divergence : ?
==> Les extinctions des espèces.
==> La classification des espèces.
Etc.

Les critiques (à 46 minutes et 57 secondes de la vidéo) :

1ère critique depuis les années 70 : reconnaissance de la théorie de la sélection naturelle à propos de l'adaptation mais considérée comme explication insuffisante. Notamment à propos des extinctions de masse.

Exemple : David M. Raup*, paléontologue américain et physicien, par exemple, les dinosaures ==> perturbations brutales de l'environnement physique ==> refroidissement massif ==> facteurs non biotiques (Darwin) ==> donc qui n'impliquent pas une concurrence entre les espèces mais un "hasard" des catastrophes physiques.

*Extinction : bad genes or bad luck ? 2011.

2ème critique : critique à propos de l'adaptation (pouvoir adaptatif de la sélection) (XVIIIème, XIXème siècles) : ce n'est pas la sélection naturelle mais les gènes héréditaires (Lamarck). Discours rare aujourd'hui sauf en biologie génétique.
Autre explication : contraintes organisationnelles qu'il y ait sélection naturelle ou pas (il n'approfondit pas).

La sélection naturelle est selon Darwin téléonomique : a une finalité. Il n'évoque pas Dieu et évite ainsi les débats. La sélection naturelle a par conséquent une portée laïque. Il était lui-même agnostique mais n'a pas écrit à ce sujet par stratégie. 
Toutefois on pourrait très bien penser que Dieu a commandé la sélection naturelle : c'est la théorie de Malebranche. On peut donc être croyant et darwiniste.
Les biologistes actuels ne croiraient pas à la téléonomie de la Nature.
http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9onomie

TOMATE : REPIQUAGE D'UNE ROMA OU ASPION ET D'UNE GARDENER'S DELIGHT.

Repiquage le samedi 25 avril d'une Roma ou d'une Aspion non bio qui avait filé (anormal).
Semée le dimanche 12 avril 2015, repiquée environ quinze jours plus tard.
Les cotylédons ont pris un sale coup (ils sont tout fanés).

Comme elle était grande aussi d'une dizaine de centimètres, j'ai coupé la brick à 13 centimètres de hauteur, sans oublier quatre trous au stylo bic au fond. Et je viens de lire qu'il faut faire des "fentes" sur le côté aussi !!!

La brick de lait vient de Danielle (la vraie, pas mon persil).

Plus tard, j'ai rajouté de la terre beaucoup plus haut (il faut monter jusqu'au collet, à la base des cotylédons).

Gardener's delight bio bien repiquée juste au-dessous des cotylédons.
Stade troisième feuille en cours.





Les cotylédons étant totalement fanés, je les ai supprimés...(en lisant ici et là sur internet) en espérant que ça ira pour la suite...Cette Gardener's delight qui était si belle est en train de mourir depuis le repiquage...Trop d'humidité ! Il faudra que je tente de la sauver en coupant sa brick à 9 cm et en changeant totalement son semis car de toute évidence, elle est MALADE.

La brick de Tropicana provient de la soirée de départ de Danielle. 

AVOCAT : APPARITION D'UNE RADICELLE OU JUSTE LE RADICULE QUI FEND LE NOYAU ? SAMEDI 25 AVRIL 2015.

Le premier bon signe que votre noyau d'avocat évolue :
il se fend totalement et vous apercevez un pt'it truc à l'intérieur,
ça s'appelle un radicule.

Une pointe qui ressemble à une pointe de cure-dent
a percé le noyau. Ça ne ressemble pas à une radicelle...
(petite racine)

SCHÉMA D'UN NOYAU D'AVOCAT.
Source : Wikipédia.

N.B. À un moment donné, j'avais oublié de remettre de l'eau qui s'était évaporée et la pointe du noyau n'était plus immergée du tout. Je ne saurai donc jamais combien de temps exactement devait prendre chaque phase. 
Je suppose qu'une fois que le noyau est fendu, il faut mettre de l'eau au niveau de la radicule. 

Conclusion : je ne suis pas sûre de réussir à transformer ce noyau en avocatier un jour tellement c'est long mais bon, je ne perds pas espoir...10% d'échec constatés une source.
Pour me consoler, c'est vraiment pour l'expérience car la plante en elle-même n'est pas spécialement jolie et ne donnera jamais d'avocats sous le climat parisien...Bref : tout ça pour ça. LOL.

BOT. Partie inférieure de l'axe d'un embryon qui en se développant, deviendra la racine de la plante. Un bon malt doit être débarrassé, au moyen du crible, après la dessiccation, des radicules et des germes (Kapeler, Caventou, Manuel pharm. et drog., t. 2, 1821, p. 511).La graine qui germe pousse la vie en deux sens contraires; la plumule gagne en haut et la radicule en bas. Je voudrais être l'insecte qui se loge et vit dans la radicule. Je me placerais à la dernière pointe des racines et je contemplerais l'action puissante des pores qui aspirent la vie (M. de Guérin, Journal, 1834, p. 220).Dans certains cas, bien que l'embryon isolé de la graine mûre soit immédiatement apte à germer, la graine demeure incapable d'évoluer: il s'agit alors d'une inhibition (...) due aux téguments, ceux-ci s'opposant mécaniquement à la sortie de la radicule et de la tigelle (Boulay, Arboric. et prod. fruit., 1961, p. 54).
Prononc. et Orth.: [ʀadikyl]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1676 (L'anatomie des plantes [trad. de l'ouvrage angl. de Grew] ds Journal des savants, 6 janv., Paris, P. Vitte, 1717, p. 4). Empr. au lat.radicula « petite racine », dimin. de radix, radicis « racine ». Fréq. abs. littér.: 19. Bbg. Hasselrot 20es. 1972, p. 84.
Source : CNRTL



DÉFINITION HYPOCOTYLE
En botanique, désigne une partie de la tige d'une plantule située en dessous des cotylédons.

Autrement dit, c'est une partie de l'axe caulinaire comprise entre la racine et le point d'attache des cotylédons, issue du développement important de la tigelle de l'embryon. Cet accroissement entraîne le soulèvement au-dessus du sol des cotylédons (germination épigée).


Lire plus: http://www.aquaportail.com/definition-2616-hypocotyle.html#ixzz3YKc9zoal


jeudi 23 avril 2015

LOMBRICOMPOST : APPARITION D'ACARIENS (NON NUISIBLES) DUE À UNE ÉPLUCHURE DE BANANE...

Ok, je l'avoue, je n'ai PAS PU m'empêcher de mettre une épluchure de banane hier à la surface (j'étais censée ne plus y toucher) et donc ce matin, j'ai découvert de nouveaux locataires dans mon lombricomposteur : DES ACARIENS...


Morceaux d'une épluchure banane et acariens (les petits points blancs)

J'ai fait des recherches pendant des heures sur internet pour m'assurer que c'étaient bien des acariens sans danger et pas autre chose...En effet, internet ne serait pas internet si on n'y trouvait pas mille informations contradictoires.
Ainsi les uns conseillent de s'en débarrasser au plus vite et vous donnent tous les conseils pour le faire (ce qui fait flipper) et les autres, rien du tout si ce n'est qu'ils trahissent une trop forte humidité (j'étais dans le cas inverse il y a encore 24 heures) à laquelle il faut remédier par des matières carbones comme le carton et des coquilles d'œuf broyées...
Voilà pourquoi je ne m'en sors pas avec mon lombricomposteur ! 
Quand c'est trop humide, je mets trop de carton et de sopalin et quand c'est trop sec, je mets trop de déchets organiques et d'eau...
Bref, j'en rajoute et j'en rajoute et ça s'empire, et ça s'empire...
Donc je vais essayer de me faire violence et ne plus y toucher pendant une semaine. Ça va être dur mais il faudra que m'y résigne. 

Côté positif des acariens :
- Ils décomposent les matières organiques (comme les épluchures de banane, donc).
- Ils mangent aussi les cadavres de vers. 
Je trouve ça super positif car il est tellement écrit partout que ça pue à mort un cadavre de vers, que je suis contente que des acariens m'épargnent ça, donc je les laisse.

Côté négatif des acariens :
- Ils mangent les larves des collemboles, gentilles bêbêtes qui prédigèrent les matières carbonées pour les vers.

L'idéal serait d'avoir les deux : acariens et collemboles. Mais pourquoi diantre les acariens mangent-ils les bébés des collemboles ? Mère nature, pourrais-tu m'expliquer ces choses que je ne comprends absolument pas ?

Source principale pour me rassurer :  

mercredi 22 avril 2015

LOMBRICOMPOSTEUR : OBJET DE TOUTES MES ANGOISSES...QUE FAIRE AVEC DIX VERS ? (AU LIEU DE 500 ?)

I- MES VERS QUI TENTENT DE S'ENFUIR...ÇA FAIT MAL.


1) Hier, le mardi 21 avril 2015, certains vers essayaient de se faire la malle en haut et plus tard, vers le bas...
Déduction logique ==> Ils n'aiment PAS leur habitat que JE leur ai créé. Mes vers ne sont pas heureux !!! Alors que je leur coupe finement de la nourriture avec amour tous les jours. Je pleure.

2) J'ai réalisé que leur terre n'était pas assez humide (avant l'eau condensait normalement sur le couvercle et là, c'étaient de très fines gouttelettes), j'ai donc arrosé ce qu'il fallait, la terre n'est pas détrempée.

3) Je croyais que ça faisait deux semaines que j'avais mes vers mais non, ça ne faisait qu'une semaine à peine. J'ai donné beaucoup trop de nourriture et je n'ai carrément pas assez de vers. C'est mal.

Erreur ==> j'aurais dû attendre UNE SEMAINE d'adaptation et donner très peu de nourriture à la surface. C'est écrit partout sur les sites que le démarrage est primordial, capital, fondamental, etc. mais qu'est-ce que vous voulez, mon défaut numéro 1 c'est l'impatience...Fallait que je fasse la connerie de mal démarrer et trop vite, c'était sûr. 
Pour relativiser cette erreur, sur un autre site, il est écrit que si les vers viennent directement d'un autre lombricomposteur, il n'est pas nécessaire d'attendre cette phase d'adaptation et qu'on peut attaquer tout de suite, ce qui était mon cas. 

4) J'ai bien vu UN cocon de vers (une capsule marron qui contiendrait plusieurs bébés vers) = super bon signe MAIS j'ai remué la terre (pour oxygéner) alors j'espère que je ne l'ai pas cassé sans faire exprès (comme tellement de mes plantules) !

5) Ce matin, j'ai littéralement paniqué parce que je n'ai plus vu AUCUN vers dans mon bac !!!
J'avais beau gratter ici et là avec ma petite fourche, nada !
Déduction logique ==> Ils sont forcément dans le bac de récupération à thé puisqu'ils existent. LOL. Et ça se trouve, ils sont tous morts. Pas lol.

6) J'avais raison mais hélas ils avaient l'air d'être moins de dix !!! 
C'est ridicule, comme nombre de vers ! Moins de dix, c'est mon estimation sous le coup de l'émotion.
La réalité objective, je n'en sais rien pour l'instant.
==> Dans tous les cas, mon problème majeur c'est donc mon nombre insuffisant de vers.

Maintenant c'est vrai que lorsque je regarde les photos des lombricomposteurs (les personnes) sur les forums, j'ai trop peur tellement ils ont des vers qui pendent partout et moi je n'ai pas de garage, j'ai mon studio où je dors dans la même pièce ! C'est flippant.

La photo la plus trash pour moi, celle d'un accouplement multi-partenaires :
Je suis trop sensible. LOL.

II-LES SEULS CÔTÉS POSITIFS (avant qu'ils ne meurent tous, je le sens) :

- Mon lombricomposteur NE PUE PAS.

- En toute logique, je n'ai pas de moucheron non plus qui tourne autour.

- Je n'ai pas (encore) retrouvé de cadavre de vers. 
Il paraît que c'est nauséabond donc on est obligé de le savoir quand on a des morts. Enfin ça se trouve, j'ai plein de cadavres et qu'ils vont se mettre à puer plus tard ? Demain ou après-demain ? 
Ça se trouve, certains que j'ai vus dans le bac de récupération et qui ne bougeaient pas ÉTAIENT  morts. Quelle angoisse...

- J'ai quand même vu UN cocon de vers, c'est mieux que rien du tout.

- J'ai trop peu de vers certes mais essentiellement des adultes : ils ont l'âge de se reproduire. Ils vont le faire j'espère. Si j'ai au moins dix vers, j'en aurai au moins vingt un jour, non ? Chaque cocon contient entre un et quatre vermisseaux.


III-SOLUTIONS ?

- Je n'ajoute plus de nourriture jusqu'à ce que je constate qu'ils ont tout mangé.
J'ai l'impression qu'ils ont bien mangé car j'avais mis pas mal de peaux de bananes, de coquilles d'œufs, de poireau et je trouvais que ça avait bien descendu (impossible s'ils sont aussi peu nombreux : leur désagrégation est donc due aux bactéries et non aux vers ???) mais j'en vois malgré tout encore donc jusqu'à ce tout soit décomposé, je ne donne PLUS RIEN.

- Je ne remue plus la terre sauf pour ouvrir le couvercle et regarder l'état de la litière en surface seulement.

CONCLUSION :

J'espère que ce sont les solutions. Jusqu'à présent, je ne donnais que l'équivalent d'une épluchure de fruit, d'une tasse de marc de café et d'une coquille d'œuf par jour (= 100 grammes de nourriture environ j'imagine) mais c'est vrai que s'ils sont seulement moins de dix...c'est déjà trop.

Si j'ai dix vers et que ça fait à peu près 20 grammes de vers en tout (ridicule, je sais) et qu'ils ingèrent la moitié de leur poids par jour, je ne peux donc donner que 10 grammes de nourriture par jour.

Je vais regarder tous les jours dans le bac de récupération combien j'en ai. Pour l'instant, ça m'a tellement rendue triste d'en voir aussi peu que je n'ai pas eu le courage de prendre une photo.

Un mystère subsiste cependant : si j'ai aussi peu de vers et trop de nourriture, celle-ci aurait dû pourrir sans avoir eu le temps d'être décomposée et donc mon lombricomposteur aurait dû émettre des odeurs nauséabondes or ça ne pue pas. Faudrait des narines objectives (et de non-fumeur) pour en être certaine...

ALORS IL EST OÙ LE VRAI PROBLÈME ???

TOMATES : LE TRIO DES ALCOOLIQUES, "BUKOWSKA, DJEE DJEE ET WOO WOO" (BOUTEILLE N°3).

Boire excessivement, c'est moche, les filles.
En flag, le 21 avril 2015.

De gauche à droite : Bukowska (la plus mal en point) ; GG (The Great Gatsby, prononcez "Djee Djee") et Woo Woo. Mes trois filles alcooliques.


Madame Laitue mère a dû les repiquer naturellement, en espérant qu'elles iront mieux demain (aujourd'hui) après leur gueule de bois.

Je ne suis pas fan d'alcool et encore moins fervente du sujet : alcool + littérature = c'est génial.

Par ailleurs, je n'aime PAS du tout Bukowski (Carver m'ennuie un peu moins, j'ai hésité).
Mais bon voilà, il se trouve que je connais un peu plus cet auteur que tous les autres écrivains alcooliques de renom (faut vraiment que je lise Steinbeck) pour des raisons obscures que je tairais ici (indices pour moi-même : Fante < Bukowski < Céline qui d'ailleurs ne buvait pas du tout ni ne fumait).
De Faulkner, j'avais adoré Le Bruit et la Fureur sur le moment, ça m'avait totalement emballée. Transcendance éphémère : fausse transcendance ? ou appauvrissement de mon être depuis ?
De Fitzgerald, j'ai adoré The Great Gatby (lu grâce à la petite bibliothèque du chantier international pour la sauvegarde des tortues Caretta Caretta à Kyparissia, dans le Péloponnèse, en Grèce).
D'Hémingway, j'en suis resté au Vieil homme et la mer de mon enfance, qui m'avait bouleversée, il me reste maintenant tout le reste de son œuvre à lire...Et ne parlons pas de Steinbeck dont on me dit sans cesse le plus grand bien et que je n'ai honteusement toujours pas lu (idem pour Kerouac). 
Je n'ai pas eu envie de mettre Poe parce que je suis en train de suivre la série "The Following" dont le grand méchant est un serial killer, professeur de littérature spécialiste d'Edgar Allan Poe qui inspire ses tueries sanglantes (cette série, surtout la première saison, fait froid dans le dos). 
Plus sérieusement, j'ai toujours été fan de l'atmosphère des nouvelles de Poe tout en restant sur ma faim au niveau de l'histoire. Tout est dans le style sans aucun doute et je ne suis pas bilingue, crotte.

Du côté français, je ne veux rien mettre car je pense que je ne maîtrise l'œuvre d'aucun d'eux. Baudelaire, Verlaine, Rimbaud ? Je respecte trop mon ancien professeur de poésie Michel Collot de Paris III pour utiliser ces noms pour m'amuser sur un blog. Les Américains, je m'en fous, j'en suis pas une.

N'empêche que c'est Michel Collot qui, le premier a autant insisté dans ma vie sur l'origine du mot "vers", de son sens originel de sillon dans la terre, sur l'origine du mot "culture" et l'évolution de son sens. De l'agriculture à la culture. Produire des fruits de la terre en hommage et en offrandes aux dieux (grecs puis romains). S'élever soi-même de la terre au ciel, vers les dieux. Élever son âme pour être digne des dieux. Élever son âme. En faisant, en créant. Poiêsis. Poésie. Mes notes télégraphiques d'étudiante de l'époque devaient sans doute ressembler à ça. Nostalgie.

Je ne suis pas fan d'alcool mais j'adore découvrir de nouveaux cocktails à l'occasion, quand je le sens, quand je suis heureuse, quand je vais très bien donc me sens bien. Avec les proches, only.
Parce que je deviens rouge...comme une tomate et que ça me gêne terriblement.
Le bar "Le Crocodile" rue Royer-Collard dans le Vème était mon bar préféré. Nostalgie.
C'est Aurélien qui me l'a fait découvrir qui aimait aussi le Pantalon, juste en face. Nostalgie.
Un tout petit bar avec une âme, un serveur taciturne avec du charisme, son chien taciturne, avec du charisme, une dizaine de tables à peine, pas de chichi au mur, trois cents cocktails à la carte, bref, un tout petit bar avec une âme. Nostalgie.

Du coup, pour la troisième, j'ai choisi "Woo Woo", cocktail que je ne connais absolument pas mais dont j'apprécie les sonorités comiques qui illustrent parfaitement bien l'état de la plantule. 
C'était par ailleurs le quatrième cocktail le plus consommé dans le monde en 2011. 
J'ai toutefois hésité avec "Adios Motherfucker" qui allait tout aussi bien avec la tête de la plantule mais je trouve que le cocktail est d'un point de vue esthétique, très flashy et très laid. "Woo Woo" n'est pas spécialement beau non plus mais au moins, il n'est pas laid.



Source 2 : "Pourquoi tant d’écrivains consomment-ils drogue et alcool ?"


Source 4 : "Top 10 des alcooliques de génie"
http://www.topito.com/top-alcooliques-de-genie

Source 5 : "Hemingway, Fitzgerald: l'alcool a-t-il aidé ou freiné les grands écrivains ?"

Source 6 : "Le Top 10 des cocktails les plus consommés dans le monde" (2012 pour 2011 : un article daté de janvier 2015 est du simple copié-collé de cet article de 2012...Je n'ai pas trouvé plus récent)

Source 7 : Cocktail Woo Woo


mardi 21 avril 2015

PERSIL : NAISSANCE D'UNE DEUXIÈME FEUILLE LE...AUTOUR DU 21 AVRIL 2015 (ANNI ALEXIS).

Je n'ai pas réussi à prendre une photo avec toute la buée sur la bouteille et je crois bien qu'elle est née hier ou avant-hier mais comme je ne peux pas être réactive à tout moment, je prends par défaut une photo -floue- aujourd'hui :

On voit même plus sa grande sœur tout en haut.

C'est vrai qu'on est beaucoup moins émerveillé la deuxième fois. Pour un bébé mammifère c'est  nettement différent : le bébé n'a pas la même tête. Les feuilles des plantules d'une même espèce végétale sont quasiment des clones. C'est bien triste. C'est la raison pour laquelle l'anthropomorphisme a clairement ses limites. Du moins au stade de plantule.

J'espère que bébé Danielle ne va pas mourir...LOL.

Anthropomorphisme végétal : 

Entre autre mille sources, juste pour une petite introduction culturelle naturelle : la mythologie.

*Myrrha, punie d'amour incestueux envers son père (elle ne le savait pas évidemment) ==> se métamorphose en une plante qui porte son nom.
*La nymphe Daphné punie d'avoir rejeté les avances d'Apollon ==> en un laurier, devenu son symbole (à lui).
*Idem pour Clytie ==> en héliotrope ou tournesol. 
*Et Leucothoée en porteur d'encens.
*Hyacinthe et Cyprès ==> Cyprès, devenu symbole de la tristesse.
Apollon est un véritable psychopathe.
*Les Héliades, quatre sœurs pleurant la mort de leur frère en restant immobiles quatre mois ==> deviennent des arbres.


Aulnearbre des Morts (dieu Cronos).
Érabledédié à Phobos, dieu de l'Épouvante.
Châtaignierla châtaigne était le "gland de Zeus".
Cyprèsun chasseur nommé Cyparisse, ami d'Apollon, tua sa biche par erreur. De chagrin, il se métamorphosa en cyprès : dés lors, les cyprès veillent sur les morts. Ils sont consacrés à Hadès, dieu des morts. De leur bois, on faisait les cercueils des guerriers morts pour la Patrie. Le bois de cyprès, imputrescible, est utilisé en charpente de temples. La flèche d'Éros était aussi en cyprès. La tradition recommandait de planter un cyprès à la naissance d'une fille. À son mariage, l'arbre est abattu et exploité.


Épicéadédié à Artémis, déesse de la Lune et de la vie sauvage, protectrice des femmes qu'elle assiste aux accouchements : l'épicéa est l'arbre de la naissance (tradition reprise avec l'arbre de Noël).
Ormearbre d'Oneiros, dieu des songes et de la nuit, fils d'Hypnos, dieu du sommeil, lui-même frère de Thanatos, le trépas. Dédié également à Hermès. Les fruits ailés accompagnaient les âmes des défunts devant le juge suprême.
Peuplier blancla nymphe Leuké, convoitée par Hadès, lui échappa en se métamorphosant en Peuplier blanc qui est devenu l'arbre de la résurrection.
Sureauses baies sont une nourriture des dieux.
Tilleulla nymphe Philyie conçut du père de Zeus un enfant monstrueux, et, de honte, se métamorphosa en tilleul.

J'approfondirai certaines choses peut-être plus tard...

Source 3 : Les Métamorphoses d'Ovide of course.
Au programme de sixième mais j'ai dû faire un choix et j'ai choisi l'Odyssée que je connais mieux. Néanmoins, dans le cadre du développement durable, je vais changer l'année prochaine, ça va me faire du bien à moi aussi, bis repetita non semper placent.